Ă Saint-Jean-du-Falga, le bicentenaire de la photographie devient une aventure collective : les albums de famille, les cartes postales et les clichĂ©s du quotidien peuvent dĂ©sormais raconter lâhistoire de la commune.
Nostalgique des Polaroid instantané ? Voilà ce que tu dois retenir :
- đ· Chaque photographie dĂ©posĂ©e peut enrichir la mĂ©moire locale, mĂȘme si elle paraĂźt ordinaire ou rĂ©cente.
- đïž Les images de familles, commerces, Ă©coles, rues et fĂȘtes sont recherchĂ©es pour documenter les transformations de Saint-Jean-du-Falga.
- âïž Une enveloppe identifiĂ©e est indispensable : indique tes nom, prĂ©nom et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone avant le dĂ©pĂŽt Ă la mairie.
- đïž Cette commĂ©moration relie patrimoine, culture et art visuel Ă travers les regards des habitants.
Saint-Jean-du-Falga participe au bicentenaire de la photographie
Deux cents ans aprĂšs les premiĂšres expĂ©rimentations de NicĂ©phore NiĂ©pce, la photographie reste un langage immĂ©diat, accessible et profondĂ©ment humain. En 2026, son anniversaire ne cĂ©lĂšbre pas seulement une invention technique : il rappelle la maniĂšre dont les images ont changĂ© notre relation au temps, aux visages, aux lieux et aux souvenirs. La grande cĂ©lĂ©bration nationale du bicentenaire de la photographie met ainsi en lumiĂšre les collections, les auteurs, les pratiques amateures et les usages contemporains de lâimage.
Ă lâĂ©chelle de Saint-Jean-du-Falga, cette dynamique prend une forme concrĂšte : lâassociation Saint-Jean-Art et Patrimoine sollicite les habitants pour constituer une collecte dâimages rĂ©alisĂ©es dans la commune. LâidĂ©e est simple et forte. Un clichĂ© pris devant une maison, Ă la sortie dâune Ă©cole ou pendant une fĂȘte de quartier peut devenir un repĂšre prĂ©cieux pour comprendre la vie locale.
La photographie ne se limite jamais Ă ce que montre son cadre. Elle rĂ©vĂšle aussi une Ă©poque : les vĂȘtements portĂ©s lors dâun mariage, les voitures garĂ©es devant un commerce, lâĂ©tat dâune route, les arbres dâune place ou lâenseigne dâun cafĂ© aujourdâhui disparu. En confrontant plusieurs prises de vue dâun mĂȘme endroit, les gĂ©nĂ©rations peuvent mesurer ce qui sâest transformĂ©, ce qui a rĂ©sistĂ© et ce qui mĂ©rite dâĂȘtre transmis.
Cette dĂ©marche sâinscrit pleinement dans lâhistoire de la commune, situĂ©e dans la plaine ariĂ©geoise. Pour mieux situer son territoire et son Ă©volution, tu peux consulter la prĂ©sentation de Saint-Jean-du-Falga. Mais les informations administratives ou gĂ©ographiques ne remplacent pas le dĂ©tail sensible dâune image : un enfant Ă vĂ©lo, une famille devant son portail, un groupe de bĂ©nĂ©voles autour dâune table ou un terrain de sport un jour de match.
Le vĂ©ritable intĂ©rĂȘt de cette collecte tient Ă sa diversitĂ©. Une photographie trĂšs ancienne peut documenter lâarchitecture dâun quartier, tandis quâune image prise il y a quinze ans peut dĂ©jĂ tĂ©moigner dâune transformation majeure. Les travaux publics, lâĂ©volution des commerces, la vĂ©gĂ©tation, les nouvelles constructions ou les habitudes de loisirs Ă©voluent vite. Attendre plusieurs dĂ©cennies pour regarder ces changements, câest parfois laisser filer des informations essentielles.
Cette commĂ©moration est Ă©galement une occasion de replacer les habitants au centre de leur propre patrimoine. Les archives officielles racontent souvent les grandes dates et les dĂ©cisions publiques. Les albums privĂ©s, eux, donnent accĂšs aux Ă©motions et aux dĂ©tails de la vie vĂ©cue. Ils montrent ce que les habitants ont jugĂ© digne dâĂȘtre conservĂ© : une communion, une Ă©quipe sportive, une fĂȘte dâĂ©cole, une promenade, un repas de voisinage ou la naissance dâun enfant.
Imagine par exemple le cas de Mireille, personnage fictif mais trĂšs reprĂ©sentatif de nombreuses familles. Dans une boĂźte en mĂ©tal, elle retrouve trois photographies de son pĂšre devant son atelier dans les annĂ©es 1970. Sur la premiĂšre, on distingue une façade ancienne ; sur la deuxiĂšme, une rue avec peu de circulation ; sur la troisiĂšme, des voisins rĂ©unis pour une animation. Ces images ne sont pas seulement des souvenirs familiaux. Elles apportent des indices sur lâactivitĂ© Ă©conomique, le bĂąti et la sociabilitĂ© du village.
Le bicentenaire devient alors une invitation Ă regarder autrement les photos que tu possĂšdes dĂ©jĂ . Leur valeur ne dĂ©pend pas dâun appareil rare, dâune signature prestigieuse ou dâune qualitĂ© parfaite. Ce qui compte, câest la trace quâelles laissent sur une histoire partagĂ©e. La section suivante permet justement dâidentifier les documents qui peuvent apporter le plus Ă cette mĂ©moire commune.

à lire également :
Au Poizat-Lalleyriat, un alignement de plots nâest plus seulement un Ă©lĂ©ment routier : il raconte dĂ©sormais un territoire. Le long de la D55B, au lieu-ditâŠ
Quelles photographies anciennes déposer pour le patrimoine de Saint-Jean-du-Falga ?
La collecte lancĂ©e par Saint-Jean-Art et Patrimoine est volontairement large. Il ne faut pas chercher uniquement les images spectaculaires ou les scĂšnes officielles. Les documents les plus modestes sont souvent ceux qui crĂ©ent les plus belles surprises lorsquâils sont comparĂ©s, classĂ©s et contextualisĂ©s. Une photo de rue sans personnage cĂ©lĂšbre peut, par exemple, devenir un tĂ©moignage unique sur la forme dâun trottoir, lâemplacement dâun commerce ou lâĂ©tat dâun paysage.
Les bĂątiments figurent parmi les sources les plus utiles. Une maison avant rĂ©novation, une Ă©cole avant son agrandissement, une salle communale dĂ©corĂ©e pour une cĂ©rĂ©monie ou une ferme entourĂ©e de champs renseignent sur le cadre de vie. Lorsquâune image comporte un angle reconnaissable, elle peut aussi servir de point de dĂ©part Ă une nouvelle photographie prise aujourdâhui depuis le mĂȘme emplacement. Le dialogue entre les deux vues rend les changements immĂ©diatement visibles.
Les scÚnes de vie quotidienne révÚlent une histoire que les archives ne montrent pas toujours
Les portraits de famille ont eux aussi une place essentielle. MĂȘme lorsquâils sont pris dans un jardin ou dans une cuisine, ils peuvent rĂ©vĂ©ler des objets, des pratiques, des liens de voisinage et des habitudes dâune Ă©poque. LâarriĂšre-plan compte autant que les personnes photographiĂ©es : une clĂŽture, une remise, un arbre, un mur ou une rue peuvent aider Ă reconnaĂźtre un lieu.
Les photos dâĂ©cole mĂ©ritent une attention particuliĂšre. Elles font Ă©merger des gĂ©nĂ©rations entiĂšres et ravivent la mĂ©moire des instituteurs, des classes, des sorties ou des fĂȘtes de fin dâannĂ©e. Il est utile de noter, quand câest possible, les noms des Ă©lĂšves, le nom de lâĂ©tablissement et une date approximative. Une lĂ©gende mĂȘme incomplĂšte peut permettre Ă dâautres habitants de complĂ©ter lâenquĂȘte.
- đ BĂątiments et rues : maisons, façades, lotissements, routes, ponts, places et chantiers.
- đšâđ©âđ§âđŠ Vie familiale : mariages, baptĂȘmes, anniversaires, portraits, repas et retrouvailles.
- đ Ăcoles et associations : photos de classe, clubs, Ă©quipes sportives, chorales et bĂ©nĂ©voles.
- đ ĂvĂ©nements locaux : fĂȘtes, marchĂ©s, cĂ©rĂ©monies, spectacles, inaugurations et dĂ©filĂ©s.
- đł Paysages et nature : jardins, champs, cours dâeau, arbres remarquables et vues de quartier.
- đ Documents imprimĂ©s : cartes postales, coupures illustrĂ©es, invitations et photographies de presse.
Les commerces et les activitĂ©s professionnelles sont Ă©galement trĂšs recherchĂ©s. Les vitrines, les ateliers, les cafĂ©s, les artisans ou les anciens services prĂ©sents dans la commune racontent les usages Ă©conomiques dâhier. Une enseigne visible derriĂšre un groupe de personnes suffit parfois Ă faire revivre un lieu que les plus jeunes nâont jamais connu.
Il ne faut pas opposer anciennes images et prises de vue rĂ©centes. Une photographie numĂ©rique de la derniĂšre dĂ©cennie peut devenir un document important plus vite quâon ne lâimagine. Les transformations urbaines, les Ă©volutions climatiques visibles dans les jardins, les changements de mobilier urbain ou les mutations commerciales sont des marqueurs de leur temps. La collecte accueille donc aussi les vues contemporaines, dĂšs lors quâelles concernent Saint-Jean-du-Falga.
Cette approche rejoint lâesprit du bicentenaire : la photographie est Ă la fois une crĂ©ation, un outil de documentation et un art visuel qui accompagne tous les moments de la sociĂ©tĂ©. Pour replacer cette aventure dans une perspective plus large, le dossier consacrĂ© au bicentenaire de la photographie aprĂšs NiĂ©pce rappelle la richesse de ce parcours commencĂ© il y a deux siĂšcles.
Avant de remettre un document, Ă©vite de le recadrer, de le retoucher ou dâĂ©crire directement dessus. Une trace au verso, un bord irrĂ©gulier ou une date manuscrite peut avoir son importance. Si tu connais le lieu, les personnes prĂ©sentes ou les circonstances de la prise de vue, note ces renseignements sur une feuille sĂ©parĂ©e. Une image accompagnĂ©e de quelques lignes devient beaucoup plus facile Ă comprendre, Ă classer et Ă transmettre.
à lire également :
Plaisance-du-Touch : Des passionnĂ©s capturent lâĂ©clipse et partagent leur Ă©merveillement
Le 12 aoĂ»t 2026, le ciel de Plaisance-du-Touch a rassemblĂ© familles, curieux et amateurs avertis autour dâun mĂȘme spectacle : une Ă©clipse solaire quasi-totale, observĂ©eâŠ
Comment préparer ses albums pour la collecte de photographies communales
Fouiller ses albums demande un peu de mĂ©thode, surtout lorsquâils ont traversĂ© plusieurs gĂ©nĂ©rations. Le bon rĂ©flexe consiste Ă procĂ©der par petites sĂ©ries : une boĂźte, un tiroir ou un album Ă la fois. Chercher tout en une aprĂšs-midi peut devenir dĂ©courageant ; prendre le temps de regarder chaque tirage permet au contraire de faire remonter des dĂ©tails et des souvenirs utiles.
Commence par isoler les images qui montrent clairement Saint-Jean-du-Falga. Une rue identifiable, une Ă©cole, une maison familiale, un Ă©vĂ©nement communal ou un paysage connu sont de bons indices. Si le lieu nâest pas certain, ne mets pas la photo de cĂŽtĂ© pour autant. Un proche, un voisin ou un membre de lâassociation pourra parfois reconnaĂźtre un Ă©lĂ©ment de dĂ©cor. Les incertitudes font partie du travail de mĂ©moire, Ă condition de ne pas les transformer en affirmations.
Préserver les tirages sans les abßmer
Les vieux tirages sont fragiles. Ăvite les trombones, le ruban adhĂ©sif et les manipulations rĂ©pĂ©tĂ©es avec des mains humides ou sales. Pose-les Ă plat sur une surface propre, loin dâune fenĂȘtre ensoleillĂ©e, dâun radiateur ou dâun verre dâeau. Les photographies collĂ©es dans un album ne doivent pas ĂȘtre arrachĂ©es : elles peuvent ĂȘtre numĂ©risĂ©es ou reproduites sans endommager leur support.
Pour chaque document, prĂ©pare une note simple. Elle peut mentionner une date prĂ©cise, une pĂ©riode approximative, le nom de la personne qui prĂȘte ou dĂ©pose lâimage, le lieu reprĂ©sentĂ© et tout souvenir associĂ©. Dire « vers 1965, devant lâancienne Ă©picerie, famille Martin » est dĂ©jĂ extrĂȘmement utile. Si aucune information nâest disponible, indique-le honnĂȘtement : le visuel pourra ĂȘtre identifiĂ© plus tard.
| ĂlĂ©ment Ă prĂ©parer | Pourquoi câest utile | Bon rĂ©flexe |
|---|---|---|
| đž Tirage original ou reproduction | Permet dâobserver les dĂ©tails et la qualitĂ© du document | Le placer dans une enveloppe propre et rigide |
| đ Note descriptive | Facilite le classement et les recherches futures | Indiquer lieu, date ou pĂ©riode, personnes et contexte |
| âïž CoordonnĂ©es du dĂ©posant | Permet de demander une prĂ©cision si nĂ©cessaire | Ajouter nom, prĂ©nom et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone |
| đ Informations incertaines | Ăvite de figer une erreur dans la mĂ©moire locale | Employer « vers », « probablement » ou « Ă confirmer » |
Le dĂ©pĂŽt se fait Ă lâaccueil de la mairie, sous enveloppe. Les informations de contact ne servent pas Ă transformer ce geste en procĂ©dure compliquĂ©e : elles permettent simplement Ă lâassociation de joindre le dĂ©posant si une date, un nom ou un lieu demande Ă ĂȘtre prĂ©cisĂ©. Pour suivre les dĂ©marches et les informations locales, le site officiel de la commune reste Ă©galement un point de repĂšre utile.
La numĂ©risation mĂ©rite aussi quelques prĂ©cautions. Si tu souhaites garder une copie avant le dĂ©pĂŽt, choisis une lumiĂšre douce et uniforme, ou utilise un scanner sans forcer sur la reliure dâun album. Il faut Ă©viter les filtres automatiques qui effacent les teintes, les bordures ou les inscriptions. Une image peut sembler jaunie, mais cette patine fait partie de son histoire matĂ©rielle.
Pense Ă©galement aux photographies conservĂ©es sur tĂ©lĂ©phone, clĂ© USB, ancien ordinateur ou messagerie familiale. Beaucoup de clichĂ©s numĂ©riques disparaissent plus facilement quâun album oubliĂ© dans une armoire : un changement de tĂ©lĂ©phone, une panne ou un mot de passe perdu peuvent suffire. Les images dâaujourdâhui sont les archives de demain. Prendre quelques minutes pour les identifier maintenant, câest Ă©viter quâune part de la mĂ©moire collective ne sâefface en silence.
à lire également :
Alia Shawkat brise le silence : ses premiers mots sur les rumeurs de romance avec Brad Pitt
Alia Shawkat a choisi lâhumour et la franchise pour rĂ©pondre Ă une histoire people qui dure depuis plusieurs annĂ©es. InvitĂ©e Ă parler de The WrongâŠ
De lâalbum de famille Ă lâexposition : raconter la culture locale par lâimage
Une collecte de photographies prend tout son sens lorsquâelle crĂ©e des rencontres. Les images dĂ©posĂ©es peuvent faire naĂźtre des discussions entre gĂ©nĂ©rations, rĂ©veiller une anecdote ou conduire Ă lâidentification dâun lieu. Lâobjectif nâest pas seulement dâaccumuler des documents ; il sâagit de construire un rĂ©cit pluriel, avec des points de vue diffĂ©rents sur les mĂȘmes rues, les mĂȘmes fĂȘtes et les mĂȘmes habitudes.
Une future exposition peut, par exemple, associer plusieurs thĂ©matiques : « la commune au travail », « les enfants et lâĂ©cole », « les fĂȘtes », « les paysages », « les commerces » ou « les transformations du bĂąti ». Cette organisation aide les visiteurs Ă circuler dans le temps sans rĂ©duire la mĂ©moire locale Ă une simple suite de dates. Chaque image devient une porte ouverte vers une conversation.
Le choix dâune photographie pour une exposition ne dĂ©pend pas uniquement de son esthĂ©tique. Un tirage flou peut avoir une valeur documentaire considĂ©rable sâil montre un lieu disparu. Ă lâinverse, une image techniquement parfaite mais sans indication de contexte peut ĂȘtre plus difficile Ă exploiter. Le regard du photographe professionnel consiste aussi Ă reconnaĂźtre cette complĂ©mentaritĂ© entre qualitĂ© visuelle, Ă©motion et information.
Les comparaisons « avant / aprĂšs » sont particuliĂšrement parlantes. Reprendre aujourdâhui une photo ancienne depuis le mĂȘme emplacement exige dâobserver lâangle, la hauteur, la saison et les Ă©lĂ©ments fixes du dĂ©cor. Le rĂ©sultat ne cherche pas Ă effacer le passĂ© : il met en scĂšne le passage du temps. Une ancienne place, un stade ou une rue deviennent alors les tĂ©moins directs de deux Ă©poques qui se rĂ©pondent.
Ce travail nourrit lâĂ©ducation Ă lâimage. Les enfants peuvent apprendre Ă regarder ce qui se trouve Ă lâarriĂšre-plan, Ă dater une scĂšne grĂące aux objets ou Ă questionner la raison pour laquelle une personne a choisi de photographier cet instant. Câest une maniĂšre vivante dâaborder lâhistoire, la culture et les mĂ©dias. Ă lâheure oĂč les images circulent trĂšs vite sur les Ă©crans, ralentir devant un tirage ancien devient un exercice prĂ©cieux.
Les cĂ©lĂ©brations nationales montrent dâailleurs que la photographie ne vit pas seulement dans les musĂ©es. Des festivals, centres dâart, bibliothĂšques et communes proposent des rendez-vous autour de cette pratique. Le programme du Festival Photo La Gacilly 2026 illustre cette effervescence avec des expositions en plein air qui rendent lâimage accessible dans lâespace public. Saint-Jean-du-Falga participe Ă sa maniĂšre Ă ce mouvement : Ă partir des archives personnelles, la commune crĂ©e un patrimoine qui peut ĂȘtre vu, discutĂ© et partagĂ©.
La dimension locale nâempĂȘche pas lâouverture. Une photographie dâun jardin, dâun ancien commerce ou dâune fĂȘte familiale rejoint des questions universelles : comment vit-on ensemble ? Que choisit-on de garder ? Comment les paysages changent-ils ? Câest prĂ©cisĂ©ment ce lien entre intimitĂ© et histoire collective qui rend les archives photographiques si touchantes.
Pour les photographes amateurs, cette commĂ©moration peut aussi devenir un prĂ©texte pour crĂ©er de nouvelles images. Sans imiter les clichĂ©s anciens, il est possible de documenter le quotidien actuel : les marchĂ©s, les gestes des artisans, les façades, les associations, les saisons et les rassemblements. Ces prises de vue complĂštent les albums hĂ©ritĂ©s. Le patrimoine nâest pas figĂ© dans le passĂ© : il se construit aussi Ă chaque image attentive rĂ©alisĂ©e aujourdâhui.
à lire également :
Saint-Gaudens : Plongée enchantée dans la photo argentique avec Gaël Bonnefon
Ă Saint-Gaudens, la photographie argentique quitte les vitrines pour redevenir un geste vivant : charger une pellicule, cadrer, attendre, rĂ©vĂ©ler. Avec GaĂ«l Bonnefon, le musĂ©eâŠ
Pourquoi la mémoire photographique de Saint-Jean-du-Falga concerne tous les habitants
Il serait facile de croire que cette collecte sâadresse uniquement aux familles installĂ©es depuis longtemps dans la commune. Pourtant, chaque habitant peut y trouver sa place. Une personne arrivĂ©e rĂ©cemment possĂšde peut-ĂȘtre des photos dâun Ă©vĂ©nement associatif, dâun chantier, dâun paysage ou dâune animation culturelle. Ces documents parlent eux aussi de Saint-Jean-du-Falga et de son Ă©volution.
La mĂ©moire communale ne doit pas devenir un rĂ©cit fermĂ©, rĂ©servĂ© Ă quelques noms ou Ă quelques quartiers. Elle gagne en justesse lorsquâelle rassemble des regards variĂ©s : anciens habitants, nouveaux arrivants, commerçants, Ă©lĂšves, bĂ©nĂ©voles, sportifs, familles et personnes travaillant sur le territoire. Chacun remarque des dĂ©tails diffĂ©rents. Un enfant verra une aire de jeux ; un artisan regardera une vitrine ; un ancien Ă©lĂšve reconnaĂźtra un prĂ©au ou un instituteur.
Faire circuler les souvenirs sans perdre les informations essentielles
AprĂšs le dĂ©pĂŽt, le plus important est de maintenir le dialogue. Parler dâune image avec ses proches avant de la remettre peut faire Ă©merger un nom, une date ou une histoire que personne nâavait notĂ©e. Il est souvent utile de photographier le verso dâun tirage, oĂč apparaissent parfois un tampon de studio, une Ă©criture ou une indication de lieu. Ces Ă©lĂ©ments discrets peuvent aider Ă situer le document.
Si tu retrouves une photo dont lâorigine est dĂ©licate ou douloureuse, elle peut malgrĂ© tout avoir une valeur historique. Lâessentiel est de transmettre les informations avec respect et de signaler les Ă©ventuelles rĂ©serves. La photographie a le pouvoir de raviver les joies comme les absences. Dans une dĂ©marche de patrimoine, cette Ă©motion mĂ©rite dâĂȘtre accueillie avec tact, sans forcer personne Ă raconter plus quâelle ne le souhaite.
Les professionnels de lâimage ont Ă©galement un rĂŽle Ă jouer. Ils peuvent accompagner les familles dans la reproduction de documents fragiles, conseiller une numĂ©risation fidĂšle ou rĂ©aliser des vues contemporaines destinĂ©es Ă dialoguer avec les archives. Les petites entreprises locales peuvent, elles aussi, retrouver des photographies dâouverture, dâĂ©quipe ou dâanciens locaux. Ces archives racontent lâĂ©conomie quotidienne autant que les grandes transformations de la commune.
La collecte soutenue par Saint-Jean-Art et Patrimoine sâinscrit donc dans une dĂ©marche durable. Elle rĂ©pond Ă lâanniversaire des 200 ans de la photographie, mais elle prĂ©pare surtout les dĂ©cennies Ă venir. Les gĂ©nĂ©rations futures pourront comprendre leur territoire grĂące aux images que les habitants auront choisi de sauver, de nommer et de partager.
Pour proposer des documents ou demander des renseignements, lâassociation peut ĂȘtre jointe au 06 04 08 52 53. Les photographies peuvent ĂȘtre dĂ©posĂ©es Ă lâaccueil de la mairie dans une enveloppe portant les nom, prĂ©nom et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone du dĂ©posant. Ce geste est simple, mais ses effets peuvent ĂȘtre considĂ©rables : une image isolĂ©e complĂšte parfois un rĂ©cit entier.
Prends un moment ce week-end pour ouvrir un album, une boßte ou un dossier numérique. Cherche ce qui raconte un lieu, un visage, une activité ou une saison à Saint-Jean-du-Falga. Une photographie oubliée dans un tiroir peut devenir une piÚce essentielle du patrimoine partagé.
Quels types de photographies peuvent ĂȘtre dĂ©posĂ©s ?
Les documents montrant Saint-Jean-du-Falga sont les bienvenus : rues, bĂątiments, familles, Ă©coles, commerces, paysages, fĂȘtes, sports, travaux, cartes postales et clichĂ©s plus rĂ©cents.
Faut-il connaĂźtre la date exacte de la photographie ?
Non. Une date approximative, un nom de lieu ou un souvenir familial est déjà utile. Si une information reste incertaine, il vaut mieux le préciser plutÎt que deviner.
Comment déposer une image pour la collecte ?
DĂ©pose-la Ă lâaccueil de la mairie dans une enveloppe, en indiquant tes nom, prĂ©nom et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Pour tout renseignement, contacte Saint-Jean-Art et Patrimoine au 06 04 08 52 53.
Les photos numĂ©riques rĂ©centes ont-elles aussi un intĂ©rĂȘt ?
Oui. Elles documentent la commune contemporaine, ses transformations, ses habitants et ses événements. Elles formeront les archives des prochaines générations.




C’est fascinant de voir comment nos photos peuvent raconter l’histoire d’une commune.
C’est super de voir une telle initiative pour prĂ©server notre histoire locale par la photographie !