La Maison des Arts de Saint-Herblain accueille jusqu’au 9 mai une exposition unique signée Benjamin Rullier. Plonge dans les récits visuels et sonores d’une ville façonnée par l’histoire industrielle et les combats sociaux.
Une exploration sensible des luttes quotidiennes, entre portraits intimistes et archives ouvrières.
Nostalgique des Polaroid instantané ? Voilà ce que tu dois retenir :
- ✅ Focus social : mise en lumière des résistances ouvrières à l’usine Chantelle
- ✅ Méthode participative : témoignages enregistrés auprès d’habitants de Saint-Herblain
- ✅ Esthétique intime : lumière naturelle, cadrages serrés et Polaroid pour saisir l’émotion
Une plongée dans l’histoire industrielle de Saint-Herblain
Depuis 2025, la résidence de Benjamin Rullier à la Maison des Arts de Saint-Herblain vise à revisiter la mémoire ouvrière de la région. L’usine Chantelle, fleuron de la lingerie française, symbolise des décennies de luttes sociales menées par ses ouvrières. Rullier s’est appuyé sur des archives photographiques d’époque, des plaques de verre et des photographies de presse pour constituer un corpus sur lequel il a greffé ses propres prises de vue.
Ses Polaroid, réalisés avec un appareil vintage, recréent l’atmosphère des années 1970 : film granuleux, contrastes marqués et couleurs pastels. Chaque image dialogue avec les clichés d’archives disposés en regard. Les spectateurs peuvent ainsi comparer la vie quotidienne d’antan et les témoignages contemporains. Ce corpus historique donne du relief aux récits oraux recueillis lors d’entretiens enregistrés.
Les ouvrières de Chantelle sous l’objectif
Rullier a souhaité faire ressortir la dignité et la solidarité qui animaient ces femmes. Pour cela, il a multiplié les angles de prise de vue : portraits serrés, plans d’ensemble de l’atelier et détails des mains travaillant la dentelle. L’absence de retouche accentue le réalisme.
Exemple concret : le portrait de Gisèle, ouvrière de 78 ans, photographiée devant une machine de découpe. Le flash instantané révèle les rides et les cicatrices d’une vie passée à manier le métal et le tissu. À côté, un Polaroid superposé sur une image d’archives de 1965 crée un dialogue temporel saisissant.
Cet accrochage t’invite à questionner l’évolution des conditions de travail et l’impact des délocalisations. Les panneaux explicatifs indiquent mois par mois les luttes syndicales marquantes, pour replacer chaque image dans son contexte.
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Rencontres et témoignages : le cœur du projet
La force de cette exposition tient aussi à sa dimension participative. À plusieurs reprises, Benjamin Rullier est sorti des murs de la galerie pour aller au-devant des habitants. Il a installé un studio mobile dans les centres socioculturels locaux et invité chacun à venir raconter « sa » lutte : lutte intime, sociale, visible ou silencieuse.
Ces entretiens, captés sur bande-son, résonnent dans la galerie grâce à un dispositif audio disséminé entre les tirages. En passant devant chaque portrait, tu entends les mots des protagonistes : résistances individuelles, victoires collectives, renoncements parfois amers.
Comment partager ta lutte ?
Tu habites Saint-Herblain ? Tu peux toi aussi participer ! Rendez-toi sur la page dédiée pour prendre rendez-vous, et prépare une courte anecdote ou un souvenir fort. L’équipe t’accueillera dans un studio aménagé à la Maison des Arts.
- 🎤 Enregistre ton témoignage (2 à 5 minutes).
- 📸 Profite d’un portrait Polaroid professionnel offert.
- 🤝 Rejoins la communauté et vois ton nom apparaître au générique.
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Des images qui parlent : esthétique et technique
L’univers visuel de Rullier mêle art contemporain et documentaire. Les Polaroid sont réalisés en ultra haute définition, capturant chaque particule de lumière. Le photographe privilégie la lumière naturelle et les ambiances tamisées, pour immerger le visiteur dans une atmosphère feutrée.
Il combine plusieurs formats : instantané, moyen format et numérique. Le résultat est une palette visuelle riche, oscillant entre le flou artistique et la netteté chirurgicale. L’usage du Polaroid, remis au goût du jour, « secoue » l’œil, rappelle la matérialité de l’image et crée un lien direct avec le visiteur.
Pour découvrir ces coulisses techniques, un atelier « Polaroid et mémoire collective » est programmé chaque samedi à 14 h. Inscris-toi via le site de la Maison des Arts pour tester le boîtier et repartir avec ta propre image.
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Le vernissage et l’exposition Tenir bon
Le mercredi 1er avril à 19 h, la galerie a réuni plus de 200 personnes pour le vernissage de « Tenir bon ». Parmi elles, des élus locaux, des historiens et des membres des anciens comités d’entreprise de Chantelle. Les discours ont souligné l’importance de garder vivante la mémoire ouvrière et de célébrer les solidarités tissées dans l’ombre des ateliers.
L’exposition reste accessible jusqu’au 9 mai, du mardi au dimanche, de 14 h à 18 h. Profite-en pour combiner ta visite avec d’autres événements culturels : concerts, projections et performances sont organisés en parallèle.
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Comment prolonger l’expérience et soutenir la culture locale
Après ta visite, tu peux rejoindre la conversation en ligne ! Retrouve les coulisses de la résidence sur Instagram et partage tes impressions avec le hashtag #TenirBon44. Tes photos de l’exposition alimenteront une galerie collaborative.
Tu es photographe, porteur d’un projet artistique ou simplement passionné ? Inscris-toi sur l’annuaire local pour booster ta visibilité et échanger avec d’autres créateurs. C’est par ces réseaux que naissent les projets les plus audacieux et les collaborations les plus enrichissantes.
Voilà . Tu sais par où commencer. Et si tu hésites encore, passe à l’annuaire.




Cette exposition m’a vraiment touché. Elle rappelle l’importance de la mémoire ouvrière.
Cette exposition sonne comme une belle ode à la mémoire ouvrière, un vrai voyage dans le temps.