Cette exposition met en lumiĂšre la singularitĂ© de Nan Goldin, oĂč chaque diaporama se transforme en film composĂ© de clichĂ©s percutants.
Nostalgique des grandes immersions visuelles ? VoilĂ ce que tu dois retenir :
- đŒïž ExpĂ©rience immersive au cĆur du Grand Palais, entre Salon dâhonneur et Chapelle Saint-Louis
- đïž Diaporamas-portraits dĂ©clinĂ©s comme Ćuvres de cinĂ©ma expĂ©rimental
- đ Interdiction de capturer images et vidĂ©os pour prĂ©server lâimmersion
- đ°ïž Visite guidĂ©e libre en deux heures Ă peine pour explorer six installations
Découvrir la premiÚre rétrospective immersive de Nan Goldin à Paris
Du 18 mars au 21 juin 2026, le Grand Palais offre la premiĂšre plongĂ©e française dans lâunivers multimĂ©dia de Nan Goldin. Cette exposition sâorganise entre le Salon dâhonneur et la Chapelle Saint-Louis de la SalpĂȘtriĂšre, proposant un parcours inĂ©dit mariant photographie, son et film expĂ©rimental.
Produite avec le soutien du Moderna Museet de Stockholm, cette rĂ©trospective baptisĂ©e This Will Not End Well a dĂ©jĂ fait vibrer Berlin, Amsterdam et Milan. Ă Paris, chaque espace se mĂ©tamorphose en vĂ©ritable pavillon narratif pensĂ© par Hala WardĂ©, mĂ©tamorphosant la nef monumentale en un village dâimages.
Les travaux de Nan Goldin, figure majeure de lâart contemporain, explorent depuis les annĂ©es 1980 la marge, le genre, la fĂȘte et la douleur. Ses diaporamas, conçus originellement pour les clubs underground, deviennent ici des films composĂ©s de photographies, oĂč lâon ressent la vitalitĂ© de New York ou la gravitĂ© du deuil.
Pour comprendre lâimpact Ă©motionnel de cette dĂ©marche, le dossier de Transfuge offre une analyse des enjeux cinĂ©matographiques, tandis que la rĂ©trospective dâamour et de perte sur BeauxArts revient sur le caractĂšre intimiste des portraits.
Les visiteurs pĂ©nĂštrent dans un univers feutrĂ©, oĂč la lumiĂšre tamisĂ©e devient complice des images projetĂ©es. Lâinterdiction de photographier ou de filmer renforce la tension : tu es invitĂ© Ă ĂȘtre pleinement prĂ©sent. Chaque piĂšce invite Ă lâĂ©coute dâenregistrements sonores, mĂȘlant musiques, dialogues et bruits de foule, pour une vĂ©ritable expĂ©rience sensorielle.
En fin de parcours, lâespace de la Chapelle Saint-Louis accueille Sisters, Saints, Sibyls, une installation Ă©mouvante sur le trauma familial, offrant un contraste saisissant avec la profusion visuelle du Salon dâhonneur. Cette rĂ©trospective dĂ©cline une tension permanente entre extase et souffrance, orchestrĂ©e pour bouleverser ton regard sur la culture contemporaine.
Insight : cette immersion inĂ©dite redĂ©finit le diaporama, prouvant que la photographie peut rivaliser avec le cinĂ©ma pour capter lâĂąme dâune Ă©poque.

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Plongée dans la scénographie narrative signée Hala Wardé
La scĂ©nographie est pensĂ©e comme un village dâimages : chaque pavillon raconte un chapitre de la vie et de la carriĂšre de Nan Goldin. Hala WardĂ© a dessinĂ© des cloisons modulables, jouant avec la structure nĂ©oclassique du Grand Palais pour crĂ©er des enfilades intimes.
Au sein du Salon dâhonneur, des Ă©crans de tailles variĂ©es installĂ©s en quinconce offrent une lecture simultanĂ©e des diaporamas. Le son circule, les voix se superposent : on y entend Ă la fois les confidences sur le portrait dâami·e·s et les pulsations dâune vie nocturne effrĂ©nĂ©e. Câest un vĂ©ritable dialogue entre photographie et cinĂ©ma.
Dans la chapelle, lâombre des voĂ»tes contraste avec la lueur des projections. Les visiteurs traversent des couloirs Ă©troits, comme dans un club clandestin, avant de dĂ©couvrir des formats panoramiques posĂ©s contre les murs. Lâeffet est organique : on se dĂ©place avec fluiditĂ©, portĂ© par la narration sonore.
Cette mise en espace rappelle lâapproche immersive des musĂ©es de nouvelle gĂ©nĂ©ration. Lâattention au dĂ©tail â moquettes Ă©paisses, murs capitonnĂ©s, rebords pour sâasseoir â crĂ©e un cocon propice Ă la contemplation. Chaque installation invite Ă un face-Ă -face avec un instant de vie, un portrait brut, un fragment de rĂ©cit.
Au-delĂ de lâaspect fonctionnel, la scĂ©nographie rĂ©vĂšle la dimension politique de lâĆuvre. En cloisonnant et en diffusant des sons et des images simultanĂ©ment, on perçoit la multiplicitĂ© des voix et des identitĂ©s que Nan Goldin a toujours dĂ©fendues : minoritĂ©s, communautĂ© LGBTQ+, survivant·e·s de lâĂ©pidĂ©mie de sida.
Cette structure labyrinthique met aussi en Ă©vidence la temporalitĂ© : des annĂ©es 1980 Ă aujourdâhui, chaque salle transforme le geste photographique en sĂ©quence filmique. Tu parcours lâitinĂ©raire dâune artiste qui a toujours refusĂ© la frontiĂšre entre lâinstallation et le cinĂ©ma expĂ©rimental.
Insight : la scĂ©nographie nâest pas un simple Ă©crin, mais un acteur de lâĂ©motion, amplifiant le choc visuel et sonore des Ćuvres.
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Les six Ćuvres clĂ©s de Nan Goldin : tableau comparatif et analyse
Au cĆur de lâexposition, six diaporamas et vidĂ©os majeurs offrent une vue globale de lâĂ©volution de Nan Goldin. Chacun se prĂ©sente comme un micro-film, explorant des thĂšmes forts : identitĂ©, dĂ©pendance, mĂ©moire et beautĂ©.
| Ćuvre đš | AnnĂ©e đ | DurĂ©e â±ïž | ThĂšme đĄ |
|---|---|---|---|
| The Ballad of Sexual Dependency đŒïž | 1986 | 42 min | CommunautĂ©, libertĂ© |
| The Other Side đ | 1993 | 18 min | Hommage transgenre |
| Sisters, Saints, Sibyls âȘ | 2017 | 27 min | Trauma familial |
| Memory Lost đ§ | 2020 | 16 min | DĂ©pendance |
| Sirens đ¶ | 2019 | 22 min | Euphorie & effondrement |
| Stendhal Syndrome đ | 2024 | 35 min | Vertige esthĂ©tique |
Chaque Ćuvre est accompagnĂ©e dâextraits sonores, dâarchives et de musiques qui rythment le montage. Par exemple, The Ballad of Sexual Dependency projette lâeffervescence new-yorkaise avant lâarrivĂ©e du sida, tandis que Sisters, Saints, Sibyls trouve un Ă©cho saisissant dans lâĂ©crin de la SalpĂȘtriĂšre.
La force de ces installations tient Ă leur authenticitĂ© : pas de mise en scĂšne polie, mais des Ă©motions crues, captĂ©es sur le vif. En mĂȘlant voix off et sĂ©quences muettes, lâartiste invite Ă ressentir lâinstant. On devient spectateur de vies entremĂȘlĂ©es, tĂ©moins dâune Ă©poque et dâune sensibilitĂ© qui rĂ©sonne encore aujourdâhui.
Insight : cette sĂ©lection de six Ćuvres dĂ©voile la cohĂ©rence dâun parcours oĂč la photographie se fait cinĂ©ma.
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Conseils pratiques pour une visite réussie au Grand Palais
LâobscuritĂ© des salles et le flux des visiteurs exigent quelques prĂ©cautions pour profiter pleinement de lâimmersion. Voici une liste dâastuces testĂ©es sur le terrain :
- đ Chaussures confortables : les dalles du Grand Palais sont vastes, tu marcheras environ deux heures.
- đ¶ïž Adapte ta pause : profite des zones lumineuses pour te reposer entre deux projections.
- đ” Respect strict : aucune photo ni vidĂ©o ne doivent ĂȘtre prises, comme lâexige lâartiste.
- â° Timing : privilĂ©gie une visite en matinĂ©e ou en fin dâaprĂšs-midi pour Ă©viter lâaffluence.
- ⿠Accessibilité : tout le parcours est accessible aux PMR, renseigne-toi auprÚs du personnel.
Les vidĂ©os et diaporamas varient de 16 Ă 42 minutes. Planifie ta visite en consĂ©quence pour ne pas manquer le dĂ©but dâune projection. Le Grand Palais propose Ă©galement des audioguides qui complĂštent lâexpĂ©rience par des anecdotes sur lâĆuvre de Nan Goldin.
Pour prolonger la rĂ©flexion, tu peux lire notre rencontre avec Bootsy Holler et dĂ©couvrir comment dâautres artistes alsaciens revisitent la relation entre photographie et mĂ©moire. Ou bien explorer le RĂȘve amĂ©ricain au Rijksmuseum, une autre immersion musĂ©ale inspirĂ©e des archives visuelles.
Insight : une bonne préparation garantit une expérience forte et sans accroc.
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Engagement artistique et militantisme au-delĂ des murs
Nan Goldin ne se limite pas à la culture visuelle : elle a fondé le collectif P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now) pour dénoncer la crise des opioïdes. Premiers engagements, manifs pacifiques et dénonciation des financements institutionnels : son art se nourrit de son activisme.
Cette tension entre intime et politique se retrouve dans chaque installation. En exposant des rĂ©cits de dĂ©pendance et de guĂ©rison, Nan Goldin rappelle que la photographie peut servir de tĂ©moignage social, au mĂȘme titre que le documentaire ou le reportage.
PrĂ©sentĂ©e au Moderna Museet, au Stedelijk Museum et Ă la Neue Nationalgalerie, cette rĂ©trospective arrive au cĆur du Grand Palais avec un Ă©cho particulier. Tu perçois la continuitĂ© dâun militantisme qui traverse les frontiĂšres musĂ©ales pour rejoindre les dĂ©bats publics.
La dimension collaborative de lâexposition sâincarne aussi dans la participation dâarchivistes, de collectifs LGBTQ+ et de familles de victimes de lâĂ©pidĂ©mie de sida. Chacun contribue Ă enrichir la narration, faisant de cette immersion une expĂ©rience vivante, loin dâun simple parcours visuel.
Insight : lâart contemporain devient vecteur de changement social lorsque les images se font porte-voix des luttes collectives.
Quelles sont les dates et les horaires de lâexposition ?
This Will Not End Well se tient du 18 mars au 21 juin 2026, du mardi au dimanche de 10 h Ă 18 h.
Puis-je prendre des photos durant la visite ?
Non, Nan Goldin demande Ă ce que tu ne prennes aucune photo ni vidĂ©o pour prĂ©server lâexpĂ©rience immersive.
Combien de temps prĂ©voir pour voir lâintĂ©gralitĂ© des diaporamas ?
Prévoyez environ deux heures pour découvrir les six installations dans de bonnes conditions.
Lâexposition est-elle accessible aux personnes Ă mobilitĂ© rĂ©duite ?
Oui, tout le parcours est adaptĂ© aux PMR. NâhĂ©site pas Ă te renseigner auprĂšs du personnel Ă lâentrĂ©e.
Y a-t-il un audioguide disponible ?
Des audioguides enrichis dâanecdotes et de commentaires sur les Ćuvres sont proposĂ©s sur place.




Cette exposition semble captivante. J’ai hĂąte de dĂ©couvrir comment l’art de Nan Goldin Ă©volue.
J’adore la façon dont cette exposition transforme la photographie en une expĂ©rience immersive inoubliable !
Cette exposition de Nan Goldin semble captivante, alliant Ă©motions et rĂ©cits visuels. J’ai hĂąte d’y aller !
Cette exposition de Nan Goldin semble ĂȘtre une expĂ©rience immersive vraiment touchante et inspirante.
Cette exposition semble vraiment captiver et touchante, j’ai hĂąte de la dĂ©couvrir.