À Manosque, le concours de photographie imaginé pour rendre hommage à Jean Giono a fait dialoguer paysages, visages et littérature. Les résultats dévoilés après les Rencontres de Giono mettent en lumière trois regards singuliers, portés par une vraie sensibilité artistique.
Nostalgique des Polaroid instantané ? Voilà ce que tu dois retenir :
- ✅ Patrice Dion remporte le 1er prix, avec 500 €, une publication dans la revue Giono et le livre inédit Camargue.
- 📷 Pauline Fournier et Pierre Gable complètent le podium de ce concours ouvert aux amateurs comme aux professionnels.
- 🌿 L’événement rappelle qu’une photographie inspirée par la littérature ne cherche pas à illustrer un texte : elle crée sa propre émotion.
- 🎞️ Les images récompensées seront prochainement visibles sur les plateformes de Regards Alpins et des Amis de Jean Giono.
Les gagnants du concours de photographie Jean Giono : trois regards distingués
Le concours consacré à l’hommage à Jean Giono a livré ses gagnants une dizaine de jours après la fin des Rencontres de Giono. Cette annonce était attendue, car l’événement ne se limitait pas à une simple sélection d’images : il invitait chaque participant à répondre, par la lumière et le cadrage, à l’univers profondément visuel de l’écrivain.
Le premier prix revient à Patrice Dion, photographe originaire de l’Hérault. Sa récompense associe une dotation de 500 €, une publication dans le prochain numéro de la revue Giono et un exemplaire de Camargue, ouvrage inédit de Jean Giono paru en librairie. Ce prix donne une portée concrète à la reconnaissance : la photographie lauréate rejoint aussi un espace éditorial, au contact direct des lecteurs et des passionnés de littérature.
Le deuxième prix a été attribué à Pauline Fournier, venue des Bouches-du-Rhône. Son travail a d’ailleurs été salué publiquement avec beaucoup d’émotion dans une publication consacrée à la réception de son deuxième prix. Pour une photographe, cette étape compte : un concours peut créer des rencontres, conforter une démarche et faire connaître un portfolio au-delà de son territoire habituel.
Pierre Gable, installé à Aiglun près de Digne-les-Bains, obtient le troisième prix. Cette présence locale sur le podium donne une résonance particulière au résultat. Le paysage de Haute-Provence, ses reliefs, son climat sec, ses villages et ses zones plus secrètes restent intimement liés à l’imaginaire gionien. Photographier près de ces lieux ne suffit pas, bien sûr, mais cela peut nourrir une attention fine aux matières, aux saisons et aux silhouettes humaines.
| Distinction 🏆 | Lauréat 📷 | Ancrage géographique 📍 | Récompense annoncée 🎁 |
|---|---|---|---|
| 1er prix 🥇 | Patrice Dion | Hérault | 500 €, revue Giono et livre Camargue |
| 2e prix 🥈 | Pauline Fournier | Bouches-du-Rhône | Distinction du jury |
| 3e prix 🥉 | Pierre Gable | Aiglun, près de Digne-les-Bains | Distinction du jury |
Ce palmarès ne met pas en concurrence une seule manière de faire de la photographie. Il rappelle plutôt qu’un même thème peut faire naître des réponses très différentes : un paysage de nature traversé par le vent, un portrait silencieux, une scène de village ou un détail presque abstrait. C’est précisément là que réside la richesse d’un concours inspiré par Jean Giono : chacun y apporte son expérience, son territoire et sa propre façon de regarder.
Pour toi qui participes à des appels à projets, retiens ce point : le jury ne cherche pas nécessairement l’image la plus spectaculaire. Une photographie cohérente avec le sujet, lisible dans son intention et tenue techniquement peut laisser une trace bien plus durable qu’un effet visuel sans récit. Un prix distingue souvent une vision avant de distinguer une performance.

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Un hommage à Jean Giono au cœur des Rencontres de Manosque
Le concours s’inscrivait dans la 20e édition des Rencontres de Giono, organisée du 29 juillet au 2 août 2026 au Parais, à Manosque. Ce lieu n’est pas un décor choisi au hasard : il s’agit de la maison historique de Jean Giono, écrivain indissociable de sa ville natale et de la Haute-Provence. Voir les œuvres photographiques dans ce cadre permettait de relier un héritage littéraire à des regards d’aujourd’hui.
Le Parais a été rénové par Durance Luberon Verdon agglomération afin de devenir un musée vivant. L’expression a du sens : on ne vient pas seulement y observer des pièces figées ou consulter des archives. Le visiteur peut ressentir la présence des lieux dans lesquels l’auteur écrivait, travaillait et puisait une part de son inspiration. Pour les photographes exposés, cette proximité apporte un poids particulier à leur démarche.
Jean Giono est souvent associé aux collines, aux arbres, aux troupeaux, aux villages et aux forces parfois brutales de la nature. Pourtant, réduire son œuvre à une Provence carte postale serait une erreur. Sa littérature parle aussi de solitude, de guerre, de désir, de travail, de liens entre les êtres et de paysages intérieurs. C’est pourquoi les participants au concours pouvaient s’éloigner du cliché attendu pour proposer une image plus ambiguë, plus intime ou plus contemporaine.
Imagine Léa, photographe amateur vivant en ville, qui choisit de ne pas photographier un champ de lavande. Elle réalise plutôt un portrait en contre-jour d’un homme devant une fenêtre ouverte, avec une branche sèche au premier plan. Sans illustrer une page précise, elle peut faire naître une sensation de silence, de chaleur et d’attente. Cette approche serait parfaitement crédible dans un hommage à Giono, parce qu’elle traduit une atmosphère au lieu de copier un imaginaire tout fait.
Les organisateurs ont fait le choix d’un concours gratuit, accessible sans frais d’inscription, quels que soient l’âge, le lieu de résidence ou le statut du candidat. Amateurs et professionnels pouvaient donc se côtoyer avec la même légitimité. Les informations publiées par Regards Alpins sur le concours photo Jean Giono rappelaient cette volonté d’ouverture, essentielle dans une discipline où le matériel ne remplace jamais l’attention portée au réel.
Ce format est précieux pour les créateurs qui hésitent encore à montrer leur travail. Un concours thématique offre un cadre clair : il faut répondre à une intention, sélectionner peu d’images et accepter le regard d’un jury. C’est exigeant, mais très formateur. Tu apprends à défendre une série, à assumer un traitement de couleur ou de noir et blanc, et à éliminer les photos seulement “jolies” qui n’ajoutent rien au propos.
L’hommage le plus juste ne consiste pas à imiter Jean Giono : il consiste à observer le monde avec assez de précision pour faire surgir une histoire. Cette idée relie naturellement le lieu, les visiteurs, les auteurs et les lauréats. Elle explique aussi pourquoi la photographie trouve ici sa place aux côtés des textes.
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Pourquoi la photographie dialogue si bien avec la littérature de Jean Giono
La photographie et la littérature n’emploient pas le même langage, mais elles partagent une capacité essentielle : celle de rendre visible ce qui ne l’est pas immédiatement. Dans un roman, quelques lignes peuvent installer une chaleur accablante, un paysage inquiet ou un personnage à la présence saisissante. Dans une image, ce rôle peut être joué par une lumière basse, un geste, une texture de pierre ou un visage qui évite l’objectif.
Jean Giono entretenait lui-même un rapport étroit avec la photographie. Le livre Camargue en apporte un exemple passionnant. Hans Silvester, alors jeune photographe allemand fraîchement sorti de l’école, avait sollicité l’écrivain pour rédiger la préface d’une exposition composée de ses clichés pris en Camargue. Séduit par ces images, Giono ne s’est pas contenté de quelques lignes : il a écrit un texte ample, longtemps resté confidentiel.
Publié en 2026 à l’initiative de Sylvie Giono, fille de l’auteur, et de l’éditeur bas-alpin Gilles Vincent, cet ouvrage fait revivre une rencontre rare entre texte et image. Il rappelle qu’une photographie peut déclencher l’écriture, et non simplement l’accompagner. C’est un point très utile à garder en tête si tu prépares une série : au lieu de demander “qu’est-ce que mon image montre ?”, pose-toi aussi la question “qu’est-ce qu’elle donne envie d’imaginer ?”.
Dans une démarche artistique, ce décalage est déterminant. Une photo de nature parfaitement nette, avec un coucher de soleil spectaculaire, attire vite le regard. Mais si elle pourrait avoir été prise n’importe où, elle peine parfois à raconter quelque chose. À l’inverse, une scène plus modeste — une porte mal fermée, une route blanche sous le soleil, des mains couvertes de terre — peut ouvrir un récit et évoquer une tension digne de la littérature.
Construire une image inspirée sans tomber dans l’illustration littérale
Pour créer un travail en résonance avec un auteur, l’objectif n’est pas de rejouer ses personnages ni de reproduire une couverture de livre. Le plus efficace consiste à extraire quelques sensations : la force du vent, le rapport aux animaux, la lenteur d’un après-midi, le contraste entre l’abondance de la terre et la fragilité humaine. Ensuite, la photographie doit vivre seule, même pour un spectateur qui ne connaît pas Giono.
- 🌾 Choisis une émotion dominante : l’attente, la liberté, l’inquiétude ou l’apaisement donnent une direction réelle au cadrage.
- 🔍 Travaille un détail concret : une main, une trace au sol, une ombre ou un vêtement usé peuvent porter davantage de sens qu’un décor entier.
- 🖼️ Édite ta série avec rigueur : garde les images qui se répondent, pas toutes celles qui sont techniquement réussies.
- ✍️ Rédige une note courte : quelques phrases suffisent pour expliquer ton intention sans enfermer le regardeur.
Le jury du concours réunissait des spécialistes de l’œuvre de Giono et des experts reconnus du médium photographique, sous la coprésidence de Sylvie Giono et de Hans Silvester. Les clichés étaient anonymisés avant l’examen. Ce dispositif protège l’équité : ni le nom, ni le réseau, ni l’expérience professionnelle du candidat ne doivent prendre le pas sur la force du projet.
Ce dialogue entre photographie, créativité et littérature n’a rien de théorique. Il donne une méthode simple : regarder plus lentement, choisir moins d’images et laisser une part d’espace au lecteur de la photo. Une image inspirée par un écrivain devient forte lorsqu’elle garde son propre secret.
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Le jury du concours Jean Giono : ce qu’une photographie lauréate peut transmettre
Dans un concours de photographie, les participants pensent souvent d’abord à la qualité technique : netteté, exposition, couleurs, maîtrise du boîtier. Ces points comptent, naturellement, mais ils ne suffisent pas. Face à un jury habitué aux images et à l’univers de Jean Giono, une photographie doit aussi affirmer une intention. Pourquoi ce cadre-là ? Pourquoi cette personne ? Pourquoi cette lumière ?
La coprésidence de Sylvie Giono et de Hans Silvester donne une couleur particulière à la sélection. D’un côté, la connaissance intime et éditoriale de l’œuvre de Jean Giono. De l’autre, l’expérience d’un photographe dont le travail a traversé les territoires, les peuples et les formes de vie. Ce croisement évite de réduire le concours à une lecture scolaire de l’auteur ou à une appréciation purement esthétique.
Une image de paysage peut être retenue parce qu’elle laisse sentir le passage du temps. Un portrait peut convaincre grâce à une présence, même si le modèle ne sourit pas et ne regarde pas l’objectif. Une photographie urbaine peut trouver sa place si elle fait émerger une relation sensible entre l’humain et son environnement. Le sujet n’impose donc pas une Provence figée : il demande un regard habité.
Dans la pratique, le choix d’une photographie gagnante s’appuie souvent sur plusieurs critères qui se croisent. La composition doit servir l’idée, pas la masquer. Le traitement doit rester cohérent : un noir et blanc contrasté peut renforcer une tension, tandis qu’une couleur douce peut installer une mémoire ou une sensation d’été. La singularité est également décisive. Le jury se souvient d’une image qui ne ressemble pas à une solution toute faite.
Pour mieux comprendre cette exigence, pense à deux prises de vue d’un même olivier. La première est réalisée à midi, avec un angle frontal et un ciel bleu uniforme. Elle documente l’arbre, mais elle ne raconte pas encore grand-chose. La seconde montre l’olivier à l’aube, partiellement caché derrière un mur, avec une trace de passage dans la poussière. L’arbre n’est plus seulement un motif méditerranéen : il devient une présence. Cette seconde proposition a davantage de chances de susciter une lecture.
Il est aussi utile de préparer l’envoi comme un professionnel, même quand le concours reste ouvert à tous. Vérifie la résolution du fichier, le nom demandé, la date limite, les droits sur les personnes reconnaissables et la cohérence du texte d’accompagnement. Une erreur administrative peut écarter une image intéressante avant même qu’elle soit jugée. Les détails pratiques font partie de la démarche.
Les appels à projets culturels sont parfois une première porte d’entrée vers une visibilité plus large. Ils permettent d’enrichir un portfolio, d’oser un thème différent de ses commandes habituelles et de rencontrer une communauté. Pour suivre d’autres actualités du secteur, tu peux consulter les rendez-vous photographiques de l’été à Brioude, qui montrent eux aussi combien les expositions et concours nourrissent le regard.
Il n’est pas nécessaire d’avoir un matériel coûteux pour défendre une vision. Un smartphone bien utilisé, un appareil ancien ou un hybride récent peuvent tous produire une image pertinente. Ce qui fera la différence, c’est ta capacité à regarder avant de déclencher, puis à choisir avec honnêteté. Le jury récompense une photographie qui tient debout, même quand son auteur n’est pas là pour l’expliquer.
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Voir les photographies des gagnants et préparer son prochain concours artistique
Les images des lauréats du concours Jean Giono doivent être proposées prochainement sur les sites de Regards Alpins et de l’association des Amis de Jean Giono. Cette diffusion est importante, car un palmarès ne prend toute sa valeur qu’au moment où le public peut se confronter aux œuvres. Regarder les clichés sélectionnés aide aussi les futurs candidats à comprendre l’esprit d’un appel sans chercher à reproduire les recettes des précédents gagnants.
Pour suivre les publications, les annonces de rencontres et les initiatives associées à l’écrivain, la page des actualités des Amis de Jean Giono reste un repère utile. Les concours ne vivent pas isolément : ils s’intègrent dans un ensemble de lectures, d’expositions, de rencontres et de débats. C’est cette continuité qui permet à l’hommage de rester vivant, au lieu de se réduire à une commémoration.
Si tu souhaites participer à un prochain concours artistique, commence par éviter un piège courant : chercher immédiatement “la bonne photo” dans tes archives. Il est souvent plus fécond de relire le thème, d’écrire trois idées, puis de produire quelques images nouvelles. Cette méthode pousse à sortir d’un automatisme et donne à ta proposition une unité plus forte.
Un exemple concret : Martin, artisan et passionné de photo, veut répondre à un thème sur la mémoire des paysages. Il possède déjà des centaines de photos de montagnes. Plutôt que d’envoyer ses images les plus spectaculaires, il décide de photographier pendant une semaine le chemin qu’il emprunte chaque matin vers son atelier. Il y repère une clôture tordue, des herbes mouillées, une cabane, des traces d’animaux et un voisin traversant le brouillard. Sa série devient personnelle parce qu’elle part de son quotidien.
Quelques repères utiles avant d’envoyer un dossier photo
- 📅 Lis le règlement jusqu’au bout : thème, format, nombre d’images et calendrier ne doivent jamais être devinés.
- 🧭 Respecte l’intention sans la surligner : une référence trop évidente peut affaiblir ta proposition.
- 🧑🤝🧑 Demande un avis extérieur : un proche, un collègue ou un photographe peut repérer une incohérence que tu ne vois plus.
- 🗂️ Prépare un portfolio propre : même pour une candidature unique, une sélection soignée renforce ta crédibilité.
- 📍 Reste attentif à ton territoire : les histoires fortes se trouvent souvent à quelques rues de chez toi.
Pour les particuliers, les artisans ou les petites structures qui recherchent un regard professionnel, cette actualité rappelle aussi l’intérêt de choisir un photographe selon sa sensibilité, pas uniquement selon son équipement. Un bon portfolio permet de voir si la personne sait traiter le portrait, la nature, les reportages de terrain ou les projets plus éditoriaux. Une image peut être techniquement parfaite et ne pas correspondre à ce que tu veux raconter.
Les concours comme celui-ci ont une autre vertu : ils rendent visible une photographie qui n’est pas uniquement commerciale. Ils valorisent le temps de recherche, l’expérimentation, la narration et les liens entre les arts. À Manosque, le travail des trois lauréats prolonge ainsi une idée chère à Jean Giono : le monde ordinaire devient immense dès lors qu’on prend le temps de le regarder vraiment.
Garde cette idée pour ton prochain projet : une photo marquante commence rarement par un effet, mais presque toujours par une attention sincère.
Qui a gagné le premier prix du concours de photographie Jean Giono ?
Le premier prix a été attribué à Patrice Dion, originaire de l’Hérault. Il reçoit 500 €, une publication dans la revue Giono et un exemplaire de l’ouvrage inédit Camargue.
Qui sont les deuxième et troisième gagnants du concours ?
Pauline Fournier, des Bouches-du-Rhône, obtient le deuxième prix. Pierre Gable, habitant à Aiglun près de Digne-les-Bains, reçoit le troisième prix.
Où les photographies des lauréats seront-elles visibles ?
Une sélection des clichés récompensés doit être diffusée prochainement sur les sites de Regards Alpins et des Amis de Jean Giono.
Le concours de photographie Jean Giono était-il réservé aux professionnels ?
Non. Le concours était gratuit et ouvert aux amoureux de photographie et de l’œuvre de Jean Giono, qu’ils soient amateurs ou professionnels, sans condition d’âge ni de lieu de résidence.




J’aime comment la photographie offre une nouvelle perspective sur la littérature, c’est inspirant!
C’est super de voir la photographie et la littérature dialoguer ainsi ! J’adore l’idée d’un concours accessible à tous.
Ces photos capturent vraiment l’essence de Giono, c’est magnifique de voir tant de créativité !
C’est inspirant de voir comment la photographie donne vie à l’œuvre de Giono.
Ce concours de photographie offre une belle opportunité de mêler art et littérature, c’est inspirant !