la justice britannique a rejeté la plainte de shein contre temu concernant l'utilisation non autorisée de ses photographies, mettant fin à ce litige juridique.

La justice britannique rejette la plainte de Shein contre Temu pour usage non autorisé de ses photographies

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La justice britannique a rejetĂ© la plainte de Shein contre Temu dans un dossier trĂšs suivi autour de photographies de vĂȘtements utilisĂ©es sur des fiches produits. Cette dĂ©cision rappelle une rĂšgle essentielle : avoir accĂšs Ă  une image ou l’exploiter commercialement ne signifie pas automatiquement en dĂ©tenir tous les droits.

Nostalgique des Polaroid instantané ? Voilà ce que tu dois retenir :
✅ Les photographies restent protĂ©gĂ©es, mĂȘme lorsqu’elles circulent sur une marketplace.
✅ Une licence non exclusive ne permet pas toujours d’engager une action au nom du droit d’auteur.
✅ Une plateforme peut Ă©chapper Ă  sa responsabilitĂ© si elle ignorait les contenus litigieux publiĂ©s par des vendeurs tiers.
✅ Pour les photographes, les contrats Ă©crits et la traçabilitĂ© des images restent la meilleure protection. đŸ“·

Justice britannique : pourquoi la plainte de Shein contre Temu a été rejetée

Le litige opposant Shein Ă  Temu au Royaume-Uni ne portait pas seulement sur quelques visuels repris sans autorisation. Il concernait des milliers de photographies de vĂȘtements prĂ©sentes sur la version britannique de Temu, principalement au travers de fiches créées par des vendeurs externes. Shein reprochait Ă  son concurrent l’usage non autorisĂ© de ces images pour promouvoir des articles similaires, voire des copies de ses modĂšles.

Le 13 aoĂ»t 2026, la Haute Cour de Londres a cependant donnĂ© raison Ă  Temu sur le terrain principal de la responsabilitĂ©. La plainte rejetĂ©e illustre la difficultĂ© de faire appliquer la propriĂ©tĂ© intellectuelle sur des plateformes mondiales, oĂč les contenus sont publiĂ©s par une multitude de marchands et hĂ©bergĂ©s dans plusieurs pays. Comme le rapporte le rĂ©cit de la dĂ©cision britannique, le tribunal a distinguĂ© l’existence de droits sur une image de la possibilitĂ© d’imputer juridiquement la violation Ă  la plateforme.

Shein, fondĂ©e en Chine en 2012 et Ă©tablie aujourd’hui Ă  Singapour, s’est imposĂ©e dans l’ultra fast fashion grĂące Ă  un renouvellement constant de produits accessibles et une communication trĂšs dynamique sur les rĂ©seaux sociaux. En face, Temu a connu une expansion trĂšs rapide en Europe depuis 2023 avec un catalogue immense : mode, jouets, accessoires maison, petits outils ou produits Ă©lectroniques. Cette concurrence s’exerce autant sur les prix que sur l’apparence des fiches produits.

Or, une photo produit n’est pas un simple Ă©lĂ©ment dĂ©coratif. Elle peut reprĂ©senter plusieurs heures de travail : choix de la lumiĂšre, repassage du vĂȘtement, pose du mannequin, retouche des couleurs, dĂ©tourage, export pour le web et adaptation Ă  diffĂ©rents formats. Pour une marque, elle sert aussi Ă  construire une identitĂ© cohĂ©rente. Pour un photographe indĂ©pendant, elle constitue souvent un actif central de son activitĂ©.

Un différend qui dépasse largement deux géants du commerce en ligne

Cette affaire intĂ©resse toutes les personnes qui produisent ou utilisent des contenus visuels. Imagine LĂ©a, crĂ©atrice alsacienne d’accessoires textiles : elle fait rĂ©aliser vingt images professionnelles pour sa boutique, puis dĂ©couvre un jour des visuels similaires sur une marketplace. Son premier rĂ©flexe serait de demander le retrait. Pourtant, avant toute contestation juridique, elle devrait vĂ©rifier qui possĂšde rĂ©ellement les droits, ce que prĂ©voit son contrat avec le photographe et qui a techniquement mis l’image en ligne.

Le dossier Shein-Temu montre que ces trois questions sont indissociables. Le droit d’auteur protĂšge l’image, mais le succĂšs d’une action dĂ©pend aussi de la chaĂźne de droits et du rĂŽle prĂ©cis de chaque intervenant. Une marque peut donc ĂȘtre lĂ©sĂ©e sans parvenir pour autant Ă  faire condamner immĂ©diatement l’opĂ©rateur de la plateforme visĂ©e.

Cette dĂ©cision de la justice britannique n’affirme pas que la reprise de photographies serait acceptable. Elle tranche plutĂŽt la question de savoir si Temu pouvait ĂȘtre tenu responsable, au Royaume-Uni, des contenus chargĂ©s par des vendeurs tiers. La nuance est capitale : la suppression d’une annonce et la condamnation d’un intermĂ©diaire ne reposent pas sur les mĂȘmes critĂšres.

À retenir : voir une photo utilisĂ©e sur un site concurrent est un signal d’alerte ; prouver le bon titulaire des droits et identifier le bon responsable sont les deux Ă©tapes qui donnent du poids Ă  la rĂ©clamation.

la justice britannique a rejeté la plainte de shein contre temu concernant l'utilisation non autorisée de ses photographies, concluant à une absence de violation.

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Droit d’auteur sur les photographies : la question dĂ©cisive des licences de Shein

Le point le plus instructif du jugement concerne l’origine des images. Certaines photographies avaient Ă©tĂ© prises par des salariĂ©s de Shein. Sur ces visuels, la plateforme n’a pas contestĂ© le droit d’auteur de son rival et a retirĂ© des milliers de fiches produits concernĂ©es. Ce retrait est important : il dĂ©montre qu’une marketplace peut agir concrĂštement lorsqu’elle reçoit des Ă©lĂ©ments suffisamment identifiĂ©s.

En revanche, une partie des photographies provenait de fournisseurs ou d’agences. Dans au moins un cas Ă©tudiĂ© de prĂšs par la Haute Cour de Londres, Shein ne possĂ©dait qu’une licence d’utilisation non exclusive. Cela signifie qu’elle avait le droit d’exploiter l’image dans certaines conditions, mais qu’elle n’était pas nĂ©cessairement la seule entitĂ© autorisĂ©e Ă  le faire ni celle qui pouvait agir seule contre tout tiers.

La diffĂ©rence paraĂźt technique, mais elle est fondamentale. Lorsqu’un photographe rĂ©alise une campagne pour une marque, plusieurs montages contractuels existent. Il peut cĂ©der les droits patrimoniaux de maniĂšre prĂ©cise, concĂ©der une licence exclusive, autoriser une exploitation limitĂ©e dans le temps ou dĂ©livrer une licence non exclusive. Ces formules n’emportent pas les mĂȘmes consĂ©quences en cas de copie.

đŸ“· Situation contractuelle Ce que la marque peut faire Point de vigilance
✅ Cession Ă©crite des droits Exploiter les photographies selon les usages prĂ©vus VĂ©rifier la durĂ©e, les territoires et les supports
🔒 Licence exclusive Utiliser l’image avec une exclusivitĂ© dĂ©finie PrĂ©ciser clairement qui peut agir contre une copie
📄 Licence non exclusive Employer l’image sans empĂȘcher d’autres usages autorisĂ©s La capacitĂ© Ă  poursuivre un tiers peut ĂȘtre limitĂ©e
⚠ Accord oral ou flou CrĂ©er une relation commerciale fragile Les contestations juridiques deviennent beaucoup plus difficiles

Comment sécuriser une séance photo commerciale

Pour une entreprise locale, un contrat clair ne sert pas Ă  compliquer la relation avec le photographe. Il Ă©vite surtout les malentendus quand les images commencent Ă  circuler sur les rĂ©seaux, dans une campagne sponsorisĂ©e, sur une place de marchĂ© ou dans un catalogue imprimĂ©. Un restaurant qui commande des photos de plats, par exemple, doit savoir s’il peut les confier Ă  une agence, les utiliser sur une plateforme de livraison ou les transmettre Ă  un franchisĂ©.

  • 📌 Indique prĂ©cisĂ©ment le nom du crĂ©ateur ou de l’agence qui fournit les photographies.
  • 📌 Liste les supports autorisĂ©s : site, rĂ©seaux sociaux, affichage, catalogue, marketplace.
  • 📌 PrĂ©cise la durĂ©e d’exploitation et les pays concernĂ©s.
  • 📌 DĂ©finis si la licence est exclusive ou non exclusive.
  • 📌 PrĂ©vois une procĂ©dure rapide de retrait en cas de reprise illicite.

Ces prĂ©cautions sont tout aussi utiles pour le photographe. Conserver les fichiers bruts, les exports datĂ©s, les Ă©changes de validation et les factures permet de retracer la crĂ©ation. En cas de litige, les captures d’écran seules ne suffisent pas toujours : elles constatent la prĂ©sence d’une image, mais pas nĂ©cessairement son origine ni le pĂ©rimĂštre des autorisations accordĂ©es.

Les affaires de cĂ©lĂ©britĂ©s rappellent Ă©galement combien l’image peut devenir un enjeu de diffusion et de contrĂŽle. Un Ă©clairage complĂ©mentaire sur les questions de publication et de responsabilitĂ© peut ĂȘtre trouvĂ© dans cet article consacrĂ© aux photographies impliquant le prince Andrew. Les contextes diffĂšrent, mais la mĂ©thode reste proche : identifier la source, le dĂ©tenteur des droits, le support de diffusion et l’usage rĂ©alisĂ©.

La meilleure photo du monde perd une partie de sa valeur commerciale si son contrat d’exploitation est imprĂ©cis : chaque autorisation doit pouvoir ĂȘtre relue, comprise et prouvĂ©e.

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Temu et les vendeurs tiers : les limites de la responsabilitĂ© d’une marketplace

Dans ce dossier, Temu a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un Ă©lĂ©ment dĂ©terminant : la juge Kelyn Bacon a considĂ©rĂ© que la plateforme n’avait pas connaissance des Ă©ventuelles violations liĂ©es aux photographies publiĂ©es par les vendeurs tiers. Autrement dit, le tribunal n’a pas assimilĂ© automatiquement Temu Ă  l’auteur de chaque annonce dĂ©posĂ©e sur son site britannique.

Cette distinction est centrale dans l’économie des marketplaces. Une plateforme fournit l’infrastructure technique, les outils de paiement, la visibilitĂ© et parfois la logistique. Mais ce sont souvent des marchands indĂ©pendants qui rĂ©digent les descriptifs, tĂ©lĂ©chargent les images et fixent les produits proposĂ©s. La responsabilitĂ© peut Ă©voluer dĂšs lors qu’un opĂ©rateur est averti avec prĂ©cision d’une atteinte et qu’il ne rĂ©agit pas.

Temu avait d’ailleurs retirĂ© des milliers de fiches aprĂšs les signalements formulĂ©s par Shein. Ce comportement a pesĂ© dans la comprĂ©hension du dossier : il montre qu’une procĂ©dure de notification existait et qu’une rĂ©ponse pouvait ĂȘtre apportĂ©e. Pour un crĂ©ateur dont le travail est repris, l’objectif prioritaire consiste donc souvent Ă  documenter l’infraction puis Ă  adresser une demande de retrait dĂ©taillĂ©e, plutĂŽt qu’à lancer immĂ©diatement une bataille judiciaire coĂ»teuse.

Ce qu’un photographe ou une marque doit prĂ©parer avant un signalement

Une demande efficace doit ĂȘtre factuelle. Il faut rĂ©unir l’URL exacte de la page, une capture datĂ©e, l’original de la photographie ou son fichier source, la preuve de la date de publication et le document qui Ă©tablit la propriĂ©tĂ© intellectuelle ou la licence applicable. Un message vague du type « cette image est Ă  nous » dĂ©clenche rarement un traitement rapide, surtout lorsqu’une plateforme reçoit des milliers de alertes.

Le cas de LĂ©a l’illustre bien. Lorsqu’elle dĂ©couvre que son image textile est utilisĂ©e pour un produit concurrent, elle ne se contente pas d’envoyer une capture sur les rĂ©seaux sociaux. Elle crĂ©e un dossier avec le fichier original, la facture de la sĂ©ance, le contrat de cession et les liens concernĂ©s. Elle explique ensuite pourquoi l’annonce porte atteinte Ă  ses droits et demande le retrait. Cette dĂ©marche est plus structurĂ©e, plus crĂ©dible et plus facile Ă  traiter.

  1. 🔎 Identifier toutes les annonces concernĂ©es et noter leurs URLs.
  2. 📁 Archiver les preuves avant toute modification de la page.
  3. đŸ§Ÿ VĂ©rifier le contrat photo et l’identitĂ© exacte du titulaire des droits.
  4. ✉ Utiliser le formulaire officiel de signalement de la plateforme.
  5. ⚖ Solliciter un conseil juridique si l’utilisation persiste ou cause un prĂ©judice important.

Il faut aussi garder en tĂȘte qu’un retrait n’efface pas forcĂ©ment les consĂ©quences commerciales. Une photographie reprise peut dĂ©tourner du trafic, banaliser une identitĂ© visuelle ou crĂ©er une confusion entre deux marques. Mais la rapiditĂ© compte : plus l’alerte est prĂ©cise, plus il est possible de limiter la circulation de l’image avant qu’elle soit recopiĂ©e ailleurs.

Pour une petite entreprise, cette rĂ©alitĂ© impose une discipline simple : centraliser les originaux et les contrats dans un espace accessible. Trop souvent, les fichiers restent sur l’ordinateur d’un ancien prestataire, les autorisations dans une boĂźte mail oubliĂ©e et les versions publiĂ©es sur plusieurs comptes sociaux. Quand survient un problĂšme, chaque heure perdue rend la preuve plus compliquĂ©e.

Une marketplace n’est pas automatiquement responsable de tout, mais un signalement solide, documentĂ© et rapide reste le levier le plus concret pour dĂ©fendre des visuels dĂ©tournĂ©s.

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Serveurs hors du Royaume-Uni : l’obstacle territorial dans le litige Shein-Temu

Shein avait initialement fondĂ© une partie de son action sur la reproduction des images sur le site de Temu. Cet argument a finalement Ă©tĂ© abandonnĂ©, car les serveurs de la plateforme ne se trouvaient pas au Royaume-Uni, mais en Irlande. La localisation de l’infrastructure technique a donc jouĂ© un rĂŽle dĂ©cisif dans l’issue du dossier britannique.

À premiĂšre vue, cela peut sembler dĂ©connectĂ© de l’expĂ©rience rĂ©elle des internautes. Un consommateur britannique consulte bien un site destinĂ© au Royaume-Uni, voit les photographies, passe commande et paie en ligne. Pourtant, en droit, le lieu oĂč une copie numĂ©rique est techniquement hĂ©bergĂ©e peut influencer la juridiction compĂ©tente et les fondements mobilisables. C’est l’une des difficultĂ©s majeures des contestations juridiques Ă  l’ùre des services mondialisĂ©s.

Shein a dĂ©noncĂ© une situation dans laquelle Temu aurait Ă©chappĂ© Ă  une mise en cause au Royaume-Uni du fait de l’hĂ©bergement en Irlande. La plateforme a aussi rĂ©affirmĂ© ĂȘtre propriĂ©taire de milliers de photographies au cƓur de la procĂ©dure. Le jugement ne nie donc pas l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique de ces contenus ; il indique que le cadre juridique choisi ne permettait pas d’aboutir Ă  la condamnation recherchĂ©e.

Le numérique oblige à penser au-delà de la page visible

Pour un artisan, une agence immobiliĂšre ou un photographe, l’enjeu est moins de connaĂźtre l’emplacement exact de tous les serveurs que d’adopter les bons rĂ©flexes dĂšs le dĂ©part. Lorsqu’une marque diffuse une campagne en ligne, elle doit savoir qui gĂšre le site, quelle plateforme hĂ©berge le contenu, quelles rĂšgles de retrait sont applicables et dans quels pays l’offre cible des clients.

Les photographies utilisĂ©es pour une boutique locale peuvent ĂȘtre aspirĂ©es par un revendeur Ă©tranger, copiĂ©es sur une plateforme sociale ou rĂ©apparaĂźtre dans une publicitĂ© gĂ©nĂ©rĂ©e automatiquement. La protection ne se limite donc pas Ă  apposer un filigrane. Un filigrane visible peut dĂ©grader une image commerciale et ĂȘtre effacĂ© ; un filigrane discret ne remplace ni un contrat ni des preuves d’antĂ©rioritĂ©. Le bon rĂ©flexe est plutĂŽt de combiner organisation, surveillance et rĂ©activitĂ©.

Voici quelques mesures raisonnables pour limiter les risques sans transformer chaque publication en parcours administratif :

  • 🌍 PrĂ©vois les territoires d’utilisation lors de la commande de photos.
  • đŸ—‚ïž Conserve les mĂ©tadonnĂ©es, les fichiers RAW et les versions haute dĂ©finition.
  • 🔐 Limite l’accĂšs aux dossiers de production et partage les fichiers par liens contrĂŽlĂ©s.
  • đŸ“± Surveille rĂ©guliĂšrement les usages inhabituels sur les places de marchĂ© et rĂ©seaux sociaux.
  • 🧭 Note les coordonnĂ©es des services de retrait des plateformes oĂč tes images sont publiĂ©es.

Cette vigilance est particuliĂšrement utile dans la mode, oĂč le rythme de publication est trĂšs rapide. Une photo de robe ou de sac peut ĂȘtre dupliquĂ©e dans plusieurs langues, recadrĂ©e, compressĂ©e ou associĂ©e Ă  un autre produit en quelques jours. La dĂ©tection prĂ©coce ne garantit pas une rĂ©paration immĂ©diate, mais elle rĂ©duit le risque que l’utilisation litigieuse devienne invisible Ă  force de se disperser.

La dĂ©cision analysĂ©e par la presse Ă©conomique française invite donc Ă  regarder l’envers du dĂ©cor numĂ©rique. DerriĂšre une image affichĂ©e sur un Ă©cran se trouvent des contrats, des bases de donnĂ©es, des intermĂ©diaires, des territoires et des procĂ©dures.

Sur internet, l’image voyage en un clic ; pour la protĂ©ger, il faut savoir oĂč elle a Ă©tĂ© créée, Ă  qui elle a Ă©tĂ© autorisĂ©e et sur quelle infrastructure elle est exploitĂ©e.

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Propriété intellectuelle des photographies : les réflexes utiles pour les professionnels

L’affaire Shein contre Temu peut sembler lointaine pour un photographe de mariage, une boutique de Colmar ou une PME qui vend des produits rĂ©gionaux. Pourtant, le mĂ©canisme est familier : une image professionnelle circule vite parce qu’elle est immĂ©diatement utile Ă  quelqu’un d’autre. Elle rassure le client, donne une apparence soignĂ©e Ă  une annonce et Ă©vite le coĂ»t d’une nouvelle sĂ©ance. C’est prĂ©cisĂ©ment pour cela que le droit d’auteur est indispensable.

Pour protĂ©ger son travail, un photographe doit prĂ©senter ses conditions d’utilisation avant la livraison des fichiers. Il ne s’agit pas de refroidir le client, mais de poser un cadre sain. Une famille qui commande un reportage peut partager les images dans son cercle personnel ; une entreprise qui commande des portraits pour son site aura besoin d’un usage professionnel, parfois international. Les besoins ne sont ni les mĂȘmes ni facturĂ©s de la mĂȘme façon.

Une méthode simple pour préserver la valeur de tes images

Le premier rĂ©flexe consiste Ă  adapter le devis Ă  la mission. Une sĂ©ance e-commerce, par exemple, exige souvent des dĂ©clinaisons pour la fiche produit, les publicitĂ©s sociales et les newsletters. Il est pertinent de prĂ©voir ces supports dĂšs le dĂ©part. À l’inverse, si le client souhaite deux ans plus tard envoyer les photos Ă  un distributeur europĂ©en, un avenant permet d’élargir l’autorisation sans laisser planer de doute.

Le deuxiĂšme rĂ©flexe est de rendre la livraison professionnelle. Galerie sĂ©curisĂ©e, fichier de licence joint, nomenclature cohĂ©rente, dossier d’archives : ces dĂ©tails rĂ©duisent les erreurs. Ils aident aussi le client Ă  ne pas confondre les images destinĂ©es au web avec celles qui peuvent ĂȘtre imprimĂ©es en grand format. Une organisation nette protĂšge tout le monde et donne de la valeur au travail crĂ©atif.

Enfin, n’oublie pas le rĂŽle du dialogue. Lorsqu’une entreprise rĂ©utilise une photo hors pĂ©rimĂštre, ce n’est pas toujours un acte volontaire. Une chargĂ©e de communication peut avoir rĂ©cupĂ©rĂ© un fichier dans un ancien dossier sans connaĂźtre les limites prĂ©vues. Avant d’escalader, un Ă©change documentĂ© permet parfois de rĂ©gulariser la situation rapidement. Mais si l’usage perdure, les Ă©lĂ©ments rĂ©unis dĂšs le dĂ©part deviennent dĂ©terminants.

Pour les particuliers et professionnels qui recherchent un regard local, choisir un prestataire qui explique clairement ses droits d’exploitation Ă©vite bien des incomprĂ©hensions. La qualitĂ© d’une sĂ©ance ne se mesure pas uniquement Ă  la lumiĂšre ou Ă  la retouche : elle se voit aussi dans la façon dont les fichiers sont remis, autorisĂ©s et suivis aprĂšs la prise de vue.

Dans le dossier britannique, la Haute Cour a par ailleurs ouvert la voie Ă  une Ă©ventuelle indemnisation de Temu par Shein, dont le montant devra ĂȘtre fixĂ© ultĂ©rieurement. Cette possible consĂ©quence financiĂšre rappelle qu’un procĂšs mal calibrĂ© peut coĂ»ter cher, mĂȘme lorsqu’une entreprise estime dĂ©fendre lĂ©gitimement ses crĂ©ations. Identifier le titulaire exact des droits, le pays compĂ©tent et l’intermĂ©diaire concernĂ© est donc indispensable avant de saisir un tribunal.

Le bon rĂ©flexe Ă  garder : une photographie professionnelle mĂ©rite un contrat prĂ©cis, une archive complĂšte et une utilisation consciente. C’est ce trio qui protĂšge durablement la crĂ©ation. đŸ“·

Pourquoi Shein a-t-il perdu son action contre Temu au Royaume-Uni ?

La Haute Cour de Londres a notamment estimĂ© que Temu n’avait pas connaissance des Ă©ventuelles atteintes liĂ©es aux images publiĂ©es par des vendeurs tiers. Certaines photographies n’étaient aussi exploitĂ©es par Shein que sous licence non exclusive, ce qui limitait sa position dans la procĂ©dure.

Une licence non exclusive donne-t-elle tous les droits sur une photographie ?

Non. Elle autorise l’utilisation de l’image selon les conditions prĂ©vues, mais elle ne rĂ©serve pas nĂ©cessairement cette exploitation Ă  un seul bĂ©nĂ©ficiaire et ne donne pas automatiquement le pouvoir de poursuivre seul tous les tiers.

Que faire si une marketplace utilise mes photos sans autorisation ?

Archive les URLs et captures d’écran, rassemble les fichiers originaux et les contrats, puis adresse un signalement prĂ©cis via la procĂ©dure de la plateforme. Si le contenu reste en ligne ou provoque un prĂ©judice important, un conseil juridique peut aider Ă  choisir la bonne dĂ©marche.

Les serveurs d’un site peuvent-ils influencer un litige sur le droit d’auteur ?

Oui. Dans cette affaire, la localisation des serveurs de Temu en Irlande a comptĂ© dans l’abandon d’un argument fondĂ© sur la reproduction des images au Royaume-Uni. Les rĂšgles applicables dĂ©pendent souvent du pays, du support et de l’acteur mis en cause.

Résumer avec l'IA :

5 rĂ©flexions sur “La justice britannique rejette la plainte de Shein contre Temu pour usage non autorisĂ© de ses photographies”

  1. C’est fascinant de voir comment les droits d’auteur s’appliquent Ă  l’Ăšre numĂ©rique ! Quelle sera la prochaine Ă©tape pour protĂ©ger les crĂ©ateurs ?

  2. Lysandre Baumont

    C’est important de bien comprendre les droits d’auteur pour protĂ©ger son travail visuel. Merci pour ces conseils clairs !

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